— Déplie le Cycle : notes & secrets — 🔽
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💭 Je suis vidé. Mais pas mort. Il reste quelque chose. Une trace. Une étincelle faible, qui se débat sous le poids du silence. Tout est trop. Trop lent. Trop lourd. Trop noir. Même les souvenirs heureux ne percent plus. Je fais semblant. Pour les autres. Pour mes enfants. Pour ne pas sombrer.
Mais chaque nuit, je lutte contre ce poison intérieur. Et chaque matin, je me demande si c’est ça, être vivant.
🎧 Lenteur, pesanteur, piano voilé, textures graves. L’atmosphère est crépusculaire. Tout semble avancer à travers un brouillard.
🎙️ Big Down murmure presque. Chaque mot est tiré d’un gouffre. Sa voix est fatiguée, brisée, contenue. Il laisse transparaître la douleur sans l’exploser.
🎚️ Piano minimal, nappes sourdes, rythme discret. Une production intime, sombre, sans effet de style : elle accompagne la sincérité du texte sans le maquiller.
📹 L’image est décentrée. La pochette a disparu. Le vide avance depuis le ciel. Une croix transparente émerge lentement, comme une faille dans l’obscurité. Les volutes ne flottent plus, elles tombent. L’animation centrale en couronne d’épines tourne lentement, piégeant les battements dans une boucle sacrifiée.
📖« Vidé d’émotion, ai-je le droit d’être vivant ? » Une question existentielle brutale. Quand la souffrance vide tout, peut-on encore parler de vie ?
« C’est pas qu’j’veux mourir, c’est qu’j’veux que ça s’arrête » Distinction cruciale. Il ne s’agit pas d’un désir de mort, mais d’un besoin vital de soulagement. Une des phrases les plus puissantes de l’album.
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— Paroles —
Mon père s’éteint, et moi je reste là
Le cœur figé, sans larmes, sans voix
Je me demande si c’est ça, mourir sans partir
Quand même l’amour ne sait plus comment me faire frémir
Chaque matin, c’est une course au ralenti
Comme marcher dans l’eau, comme tomber sans cri
Plus rien ne traverse, plus rien ne me touche
J’ai même oublié le goût des choses douces
J’ai tellement mal à la tête,
Une étreinte sombre impose sa conquête.
Vidé d’émotion, ai-je le droit d’être vivant ?
Je traîne ma peine comme un fantôme de sang.
Mes idées noires se réveillent la nuit,
Reculent mon sommeil, m’usent à l’infini.
C’est pas qu’j’veux mourir, c’est qu’j’veux que ça s’arrête,
Que ce poison cesse de couler dans ma tête.
Je ne suis plus qu’un écho, entre mes murs
Ma propre prison, sans serrure
Coupé du monde, même quand on m’appelle
Je suis là sans être, je vacille, je chancelle
Je fais semblant pour eux, pour mes enfants
Leur sourire me rappelle que j’étais vivant
Mais même eux, parfois, ne brisent pas le silence
Quand l’ombre est trop dense, quand le vide prend la danse
Et pourtant je me bats, au fond de mon silence
Je griffe les murs pour laisser une trace
Car même si tout me fuit, même si je me perds
Je veux croire qu’au bout, il y a la lumière
J’ai tellement mal à la tête,
Une étreinte sombre impose sa conquête.
Vidé d’émotion, ai-je le droit d’être vivant ?
Je traîne ma peine comme un fantôme de sang.
Mes idées noires se réveillent la nuit,
Reculent mon sommeil, m’usent à l’infini.
C’est pas qu’j’veux mourir, c’est qu’j’veux que ça s’arrête,
Que ce poison cesse de couler dans ma tête.
Que ce poison cesse de couler dans ma tête !