— Déplie le Cycle : notes & secrets — 🔽
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💭 Je suis là, au milieu d’eux. Mais je suis ailleurs. Ils me parlent, ils m’aiment — mais leur voix ne traverse plus. Je flotte dans une bulle invisible. Un espace entre le monde et moi. J’ai beau être entouré, je ne ressens plus rien. L’amour existe, mais je ne le capte plus.
Et ce qui m’achève, ce n’est pas la solitude — c’est l’incompréhension. Personne ne voit. Personne ne sait. Et cette distance-là, elle tue en silence.
🎧 Musique douce, presque planante. Une plage sonore cotonneuse, flottante. Le contraste avec la douleur du texte accentue le sentiment d’irréalité.
🎙️ Voix retenue, éteinte. Big Down semble parler dans un nuage. L’émotion est là, mais distante. On devine l’épuisement intérieur à travers la neutralité.
🎚️ Nappes lentes, rythmes diffus, textures floues. Tout semble s’effacer à mesure qu’on l’écoute. Comme si même le morceau avait du mal à exister.
📹 Un visuel presque immobile, embrumé, au ralenti. Comme si le monde tournait sans nous. L’animation centrale crée un espace figé, presque hors du temps — suspendu dans une absence qui ne dit pas son nom.
📖« Un ballon d’air dans un ciel bleu » Image d’une vacuité invisible. L’extérieur est parfait, mais l’intérieur est creux.
« Même quand j’suis là, j’suis loin de tous » Phrase centrale du morceau. Présence physique sans lien émotionnel. L’isolement n’est pas visible — il est d’autant plus cruel.
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A venir
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— Paroles —
Y’a du monde autour, j’vois que des ombres
Leur rire glisse, mais j’suis dans ma tombe
Assis sur un banc au bout d’la terre
Vue de carte postale, mais le cœur en enfer
Ils m’aiment fort, c’est vrai, j’le sais
Mais l’écho d’ma tête les fait taire
J’me parle tout bas, j’me réponds trop
Y’a plus de clé dans mon cerveau
Même quand j’suis là, j’suis loin de tous
Y’a que mes silences qui me poussent
Et j’crie en moi sans faire de bruit
Personne m’entend, même pas la nuit
J’suis là sans être, j’suis là sans eux
Y’a que l’absence qui me tient lieu
Personne m’voit vraiment tomber
Personne me touche, personne sait
J’suis dans mon lit, j’compte les murs
Chaque seconde me fait la cour
J’me sens glacé sous un soleil d’été
Sur une plage, mais prêt à couler
Ils disent : "T’es fort, t’es beau, t’es là"
Mais moi j’vois flou, j’suis même plus là
Le monde est plein, moi j’suis creux
Un ballon d’air dans un ciel bleu
Même quand j’suis là, j’suis loin de tous
Y’a que mes silences qui me poussent
Et j’crie en moi sans faire de bruit
Personne m’entend, même pas la nuit
J’suis là sans être, j’suis là sans eux
Y’a que l’absence qui me tient lieu
Personne m’voit vraiment tomber
Personne me touche, personne sait
Et j’voudrais hurler mais j’ai plus d’mots
Même mon reflet me dit “j’sais pas trop”
Tout est flou, même quand c’est net
Y’a plus de place, même dans ma tête
Même quand j’suis là, j’suis loin de tous
Y’a que mes silences qui me poussent
Et j’crie en moi sans faire de bruit
Personne m’entend, même pas la nuit
J’suis là sans être, j’suis là sans eux
Y’a que l’absence qui me tient lieu
Personne m’voit vraiment tomber
Personne me touche, personne sait